Ce que contient le modèle
Le classeur à télécharger ci-dessus comporte quatre feuilles. Les deux premières suivent la méthode de l'avant-métré ; les deux suivantes servent au second œuvre, où l'on compte pièce par pièce.
| Feuille | Ce qu'on y écrit | Ce qui se calcule |
|---|---|---|
| Avant-métré | poste, désignation, localisation, unité, nombre et dimensions | la quantité partielle de chaque ligne |
| Récapitulatif | le numéro, la désignation et l'unité de chaque poste | la quantité totale du poste et son nombre de lignes |
| Métré par pièce | surface au sol, périmètre, hauteur sous plafond, ouvertures et portes | murs nets, plafond et plinthes |
| Totaux par niveau | le nom de chaque niveau | les sommes du métré par pièce, niveau par niveau |

Les cellules calculées sont grisées. Les lignes d'exemple, en vert, reprennent les chiffres des guides : la maison de 10,00 × 7,00 m de l'avant-métré et la chambre de 4,00 × 3,00 m du métré de peinture. Remplacez-les par les vôtres.
La formule de la quantité partielle
Chaque ligne de l'avant-métré multiplie le nombre par les dimensions renseignées. Une dimension laissée vide ne compte pas : une semelle se calcule en longueur × largeur × hauteur (m³), un mur en longueur × hauteur (m²), une plinthe en longueur seule (ml). Une ligne sans dimension compte des unités : 3 fenêtres donnent 3 U.
Dans le modèle, la quantité partielle de la ligne 6 s'écrit =SI(NB(E6:H6)=0;"";SI(NB(F6:H6)=0;E6;SI(E6="";1;E6)*PRODUIT(F6:H6))). PRODUIT ignore les cellules vides, ce que ne ferait pas un simple E6*F6*G6*H6, qui renverrait 0 dès qu'une dimension manque.
Les déductions en nombre négatif
Une porte, une fenêtre ou une trémie se déduit sur sa propre ligne, avec un nombre négatif : -1 pour une porte, -3 pour trois fenêtres identiques. La déduction reste visible et vérifiable, au lieu d'être retranchée de tête dans une dimension. Avec l'exemple de la maison :
| Poste | Désignation | Nombre | Long. | Haut. | Quantité |
|---|---|---|---|---|---|
| 2.1 | Murs en blocs de béton | 1 | 34,00 | 2,50 | 85,00 m² |
| 2.1 | à déduire : porte d'entrée | -1 | 0,90 | 2,15 | − 1,935 m² |
| 2.1 | à déduire : fenêtres | -3 | 1,20 | 1,25 | − 4,50 m² |
| 2.1 | Total du poste (récapitulatif) | 78,57 m² |
Le récapitulatif par poste
Le récapitulatif additionne les lignes de l'avant-métré qui portent le même numéro de poste, avec SOMME.SI : =SOMME.SI('Avant-métré'!$A$6:$A$205;A6;'Avant-métré'!$I$6:$I$205). On ne recopie aucune quantité à la main : le récapitulatif se met à jour dès qu'une ligne change.
La colonne « Lignes » compte, avec NB.SI, les lignes trouvées pour chaque poste. Un poste à 0 ligne trahit un numéro mal recopié d'une feuille à l'autre, l'erreur la plus fréquente d'un tableau de métré. Les numéros de poste sont saisis en texte, pour que 2.1 et 2.10 restent deux postes distincts et que le tableur ne les transforme pas en nombres ou en dates.
Les quantités totales se reportent ensuite dans le cadre du DQE ou de la DPGF, poste par poste, dans le même ordre. Le guide du métré au DPGF détaille ce passage.
Le métré par pièce
Pour la peinture, les sols et les plinthes, on raisonne pièce par pièce. Trois relevés suffisent : la surface au sol, le périmètre au nu intérieur et la hauteur sous plafond, plus les ouvertures. Le modèle en tire trois quantités :
| Quantité | Formule | Chambre 4,00 × 3,00 m |
|---|---|---|
| Murs nets | MAX(0 ; périmètre × hauteur − ouvertures) | 14,00 × 2,50 − 3,39 = 31,61 m² |
| Plafond | surface au sol | 12,00 m² |
| Plinthes | MAX(0 ; périmètre − largeur des portes) | 14,00 − 0,90 = 13,10 ml |
La feuille Totaux par niveau additionne ces colonnes avec SOMME.SI sur le nom du niveau : écrivez-le à l'identique dans les deux feuilles (RDC, R+1, sous-sol).
Les erreurs de tableur à éviter
- taper une quantité au lieu de la calculer : la valeur ne suit plus la cote, et personne ne sait d'où elle vient ;
- écrire 2,5 dans une cellule au format texte : elle s'affiche mais n'entre dans aucune somme ; un nombre se cale à droite de la cellule, un texte à gauche ;
- mélanger les unités d'une même colonne, des centimètres au milieu des mètres ;
- ajouter des lignes sous la dernière ligne d'une somme : elles n'y entrent pas ; insérez-les au milieu du tableau, la plage s'étend d'elle-même ;
- arrondir les quantités partielles avec ARRONDI : on arrondit le total du poste, pas chaque ligne ;
- laisser une ligne d'exemple oubliée dans le tableau rendu au client.
Excel, LibreOffice ou Google Sheets
Le modèle n'utilise que des fonctions communes aux trois (SI, NB, PRODUIT, MAX, SOMME, SOMME.SI, NB.SI) et s'ouvre sans conversion. Dans Google Sheets, importez le fichier depuis le Drive. Les formules s'affichent dans la langue du tableur : SOMME.SI dans un Excel français, SUMIF dans un Excel anglais, sans rien changer au fichier.
Ce que le tableur ne fait pas
Le tableur calcule, il ne mesure pas. Chaque longueur est relevée sur le plan à la règle ou à l'outil de mesure du lecteur PDF, puis recopiée : c'est là que se logent la plupart des erreurs, et c'est ce qui prend le plus de temps. Quand le plan change d'indice, il faut retrouver quelles lignes en dépendent.
Avec Metrea
Metrea relève les pièces sur le plan (PDF, scan, DWG, IFC) et exporte un métré Excel de la même forme : une ligne par pièce, avec sa surface, son périmètre, sa hauteur, ses murs nets des ouvertures et son plafond, une feuille de totaux par niveau et la liste des ouvertures avec leurs dimensions. Les murs, plafonds et totaux y sont des formules, et chaque valeur indique sa provenance : lue sur le plan, mesurée sur un contour validé, saisie, ou estimée et à vérifier.