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Faire un métré à partir d'un plan PDF

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Un métré fiable à partir d'un PDF repose sur trois réflexes : vérifier l'échelle avant de mesurer, préférer les cotes et surfaces écrites aux mesures faites à l'écran, et garder la trace de l'origine de chaque chiffre.

1. Identifier le type de PDF

Un PDF exporté depuis un logiciel de dessin est vectoriel : ses traits et ses textes sont des objets précis, que l'on peut sélectionner et lire au zoom sans perte. Un PDF issu d'un scanner ne contient qu'une image : les textes ne se sélectionnent pas et la précision dépend de la résolution du scan. Le premier cas se mesure avec confiance ; le second demande plus de vérifications.

2. Vérifier l'échelle avant toute mesure

L'échelle indiquée dans le cartouche (1/50, 1/100) n'est valable que si le plan a été imprimé ou exporté à la bonne taille. Un PDF réduit pour l'envoi par courriel, ou une page A1 imprimée en A3, fausse toutes les mesures. Le contrôle consiste à mesurer une cote écrite sur le plan, de préférence la plus longue, et à comparer avec la valeur affichée. Un écart de quelques pour cent suffit à fausser un métré entier.

  • Mesurer une cote longue (façade, longueur totale) plutôt qu'une petite cote intérieure.
  • Refaire le contrôle dans l'autre direction : un plan déformé n'a pas la même échelle en largeur et en hauteur.
  • Recalibrer sur la cote quand l'échelle du cartouche ne tombe pas juste.

3. Relever les pièces et leurs surfaces

Quand l'architecte a écrit la surface de chaque pièce sur le plan, c'est elle qui fait foi : elle traduit son intention et elle a été calculée sur le dessin d'origine. La mesure à l'écran sert alors de contrôle. Quand aucune surface n'est écrite, on mesure au nu intérieur des murs, pièce par pièce, en notant que la valeur est mesurée et non lue.

Les hauteurs sous plafond (HSP) se relèvent de la même façon : écrites sur le plan ou dans les coupes, sinon à confirmer avec le maître d'ouvrage avant de calculer des surfaces de murs.

4. Les pièges les plus courants

  • Les espaces ouverts : une cuisine ouverte sur le séjour forme un seul espace sur le plan. Il faut décider où passe la limite avant de métrer chaque pièce.
  • Les unités écrites en deux morceaux : sur certains plans, « 12,40 m » et le « 2 » de m² sont deux textes séparés, et une lecture rapide prend une surface pour une longueur.
  • Les surfaces écrites qui ne correspondent pas au dessin : un plan modifié sans mise à jour des étiquettes. Un écart de plus de 10 % entre la surface écrite et le contour mérite une question à l'architecte.
  • Les embrasures, gaines et trémies, qui se déduisent ou non selon la surface recherchée (habitable, de plancher, Carrez).

5. Contrôler avant de chiffrer

Avant de passer à l'estimation ou au DPGF, la somme des surfaces des pièces se compare à la surface totale annoncée sur le plan ou dans le tableau des surfaces. Chaque quantité devrait pouvoir répondre à la question « d'où vient ce chiffre ? » : écrit sur le plan, mesuré sur le contour, ou saisi.

Pour choisir l'outil qui fera ces mesures, le comparatif des logiciels de métré classe huit logiciels selon les plans qu'ils lisent, le relevé automatique et jusqu'où ils vont.

Avec Metrea

Metrea lit le plan déposé, relève les pièces, reprend les surfaces écrites, y compris quand le « 2 » de m² est un texte séparé, et propose les autres à partir des contours, à valider. Chaque chiffre garde son origine jusqu'au métré exporté. L'échelle est lue dans le cartouche quand elle y figure, sinon vous la calibrez sur une cote.

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