Trois ouvrages, trois métrés
Le lot plâtrerie (cloisons, doublages, plafonds en plaques de plâtre) relève du NF DTU 25.41. Ses trois ouvrages ne se mesurent pas de la même façon :
| Ouvrage | Ce qu'on mesure | Unité |
|---|---|---|
| Cloison de distribution | la longueur de la cloison, une fois, × sa hauteur | m² |
| Doublage d'un mur | la longueur du mur doublé, côté pièce, × la hauteur | m² |
| Plafond en plaques | la surface du plafond, pièce par pièce | m² |
Les ouvrages linéaires (cornières d'angle, joints de dilatation, habillages de gaines, retours d'embrasures quand ils sont comptés à part) se donnent en mètres linéaires, en poste séparé.
Les cloisons : une longueur, pas deux périmètres
Le réflexe de métrer pièce par pièce fonctionne pour la peinture et les sols, pas pour les cloisons. Une cloison de 4,00 m entre une chambre et un séjour apparaît dans le périmètre des deux pièces. Additionner les périmètres compte donc chaque cloison deux fois, et y ajoute les murs de façade, qui ne sont pas des cloisons.
La bonne méthode part du plan, pas des pièces : on relève chaque cloison une fois, de bout en bout, en la classant par type. Sur une maison courante, la méthode des périmètres donne facilement le double de la surface réelle.
Classer par type de cloison
Chaque type a son prix et doit avoir sa ligne. Le type se lit dans le CCTP, la légende des plans ou les coupes de détail.
| Type | Composition | Usage courant |
|---|---|---|
| 72/48 | ossature de 48 mm, une plaque de chaque côté | distribution entre pièces sèches |
| 98/48 | ossature de 48 mm, deux plaques de chaque côté | meilleur affaiblissement acoustique, résistance aux chocs |
| Cloison séparative | double ossature ou montants plus larges, isolant, plaques renforcées | entre logements, selon l'exigence acoustique |
Dans les pièces humides, les plaques hydrofuges remplacent les plaques standard selon le classement d'exposition des locaux du DTU : la cloison d'une salle de bains n'est pas la même ligne que celle d'une chambre, même à épaisseur égale.
Quelle hauteur retenir
- Une cloison toute hauteur monte jusqu'à la sous-face du plancher haut : c'est cette hauteur qu'on retient, souvent plus grande que la hauteur sous plafond fini.
- Une cloison arrêtée sous un faux plafond se mesure jusqu'au faux plafond, avec un éventuel complément au-dessus s'il est demandé pour l'acoustique.
- Sous rampant, la hauteur varie : on mesure la surface réelle de la cloison, en trapèze ou en triangle, pas un rectangle à la hauteur maximale.
Les ouvertures
Pour une cloison de 4,20 m de long sur 2,50 m de haut, avec une porte de 0,90 × 2,10 m :
| Calcul | Résultat | |
|---|---|---|
| Cloison brute | 4,20 × 2,50 | 10,50 m² |
| Porte | 0,90 × 2,10 | − 1,89 m² |
| Cloison nette | 8,61 m² |
Contrairement à la peinture, la porte ne se déduit qu'une fois : c'est le même ouvrage vu des deux côtés. Les conventions de déduction (seuil sous lequel un vide n'est pas déduit, traitement des huisseries et des renforts autour des baies) sont fixées par le CCTP ou les règles de métré du marché. À défaut, la règle choisie doit être écrite en tête du métré et appliquée partout.
Les doublages
Le doublage habille la face intérieure d'un mur, le plus souvent de façade, avec ou sans isolant. Il se mesure côté pièce : longueur du mur doublé × hauteur, moins les fenêtres et portes-fenêtres. Deux familles se chiffrent différemment :
- le doublage collé, complexe isolant et plaque collé directement sur le mur ;
- le doublage sur ossature, avec fourrures ou montants et isolant en laine, qui laisse passer les réseaux.
L'épaisseur et la résistance thermique de l'isolant changent le prix : chaque combinaison a sa ligne. Les retours autour des fenêtres (tableaux et voussures) se comptent à part, en mètres linéaires, quand le CCTP le prévoit.
Les plafonds
Un plafond en plaques sous ossature se mesure à la surface de la pièce. Les retombées, soffites et caissons se mesurent en surface développée ou en mètres linéaires selon le descriptif. Sous combles, le plafond suit le rampant : sa surface dépasse celle du sol, et l'écart se calcule avec la pente.
Contrôler avant de chiffrer
- aucune cloison n'est comptée deux fois, et aucun mur de façade n'est compté comme une cloison ;
- chaque type de cloison a sa ligne, pièces humides comprises ;
- la hauteur retenue est celle de l'ouvrage, pas la hauteur sous plafond fini ;
- les doublages couvrent les murs de façade des pièces chauffées, et seulement eux ;
- la règle de déduction des ouvertures est écrite et appliquée partout.
Avec Metrea
Metrea mesure les cloisons sur les murs du plan, et non sur les périmètres des pièces : un mur qui a une pièce de chaque côté compte une fois, à la hauteur de la pièce. Un mur qui borde une pièce d'un seul côté est traité comme un mur de façade. Quand le plan n'a pas de murs dessinés, la ligne des cloisons est signalée à mesurer plutôt qu'estimée.