Pourquoi un scan est plus difficile
Un plan scanné ou photographié n'est qu'une image : il ne contient ni traits ni textes, seulement des pixels. Le scanner a pu le réduire, le pencher ou le déformer légèrement, et une photo prise de biais déforme les distances d'un bord à l'autre.
Retrouver l'échelle
On calibre sur une cote écrite, la plus longue possible, en mesurant entre ses deux extrémités. On contrôle ensuite sur une autre cote, dans l'autre direction. Si les deux ne donnent pas la même échelle, l'image est déformée : il faut une meilleure copie, ou accepter une marge d'erreur et la signaler.
Juger de la résolution
Un plan A1 réduit à une image d'un millier de pixels de large perd ses textes : les surfaces et les cotes deviennent illisibles, même pour un œil humain. Un scan à 200 ou 300 points par pouce de la taille d'origine reste en général lisible. Avant de métrer, un zoom sur la plus petite étiquette du plan dit tout de suite ce qu'on pourra en tirer.
Ce qui se lit, ce qui se vérifie
- Les noms de pièces et les surfaces écrites, si elles sont nettes, se reprennent comme sur un PDF vectoriel.
- Une valeur floue ne se devine pas : elle se demande ou se mesure, et se note comme telle.
- Les contours des pièces se mesurent avec la précision de l'image : quelques centimètres par pixel sur un scan réduit.
Le meilleur réflexe : demander le PDF d'origine
Quand c'est possible, le PDF exporté du logiciel de dessin règle d'un coup l'échelle, la lisibilité et la précision. Quand ce n'est pas possible, le métré reste faisable, à condition de savoir ce qui a été lu et ce qui a été estimé.
Tous les logiciels de métré ne lisent pas les scans : le comparatif des logiciels de métré indique lesquels les lisent, et lesquels obligent à tout tracer à la main.
Avec Metrea
Metrea lit aussi les images et les PDF scannés. Les surfaces lisibles sont reprises, celles qui ne le sont pas sont signalées à compléter, et l'échelle se calibre sur une cote quand le cartouche ne suffit pas.